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                      "L'homme est fait pour penser par lui-même"

                 Diderot

 

                          Édité par Forum Citoyen 91

                    N° 53

             Période de Publication novembre 2008

 

 

 

DÉTERGENTS

 

L’art et la manière  d’enlever les mauvaises odeurs politiques

 

Evry le  24 novembre 2008  

 

Les détergents sont des produits pour enlever les mauvaises odeurs ; dans le cas massif de tuyaux bouchés, ils peuvent servir également.

Ce qui est dit pour la plomberie  ou le pvc peut s’appliquer intégralement à la vie politique française, en général, aux partis politiques de la majorité comme ceux de l’opposition.

 

Comment, en effet, ne pas qualifier de détergente l’action du Président de la République : il nous dit qu’il faut refonder le capitalisme. Soit. Mais qu’en est-il réellement de son action de secouriste du système néolibéral ? Il continue vaillamment et abruptement cynique son chemin.

 

Les discours de Toulon ou de Rethel constituent des déclarations d’opportunismes se camouflant derrière de fausses déclarations de principes. La loi du marché etc... rien ne sera plus comme avant, c’est terminé.  Au sursaut d’une ligne, en tournant une page, ou en écoutant distraitement quelques bribes de l’éloquence présidentielle, ceci a été surpris :

«  Je ne sais pas si je suis partisan de Friedman ou de Keynes, peut importe, c’est résoudre les problèmes » que posent la crise financière et les remous sociaux dont les pythonisses nous gratifient déjà pour le premier trimestre 2009.

 

Le G20, tonnez canons,  sonnez fanfares triomphantes » a réussi à mettre d’accord l’ensemble de la planète sur la mise en ordre du système financier international. Contrôles, transparences etc...etc. ; tout le monde ne peut être que d’accord et l’on doit savoir gré à N Sarkozy d’avoir poussé à la roue pour lé réunion de cette Assemblée de Nations industrialisées ou en voie de l’être.

 

Bush, en partance vers son port d’attache texan, Sarkozy, admirateur de son modèle Doubliou sont et continuent à être d’ardents partisans du libre échange : écouter le discours de Doubliou à Lima. Oui, Keynes ou Friedman, pousse-vous il n’y a rien à voir, sinon la loi du marché régulatrice, qui a toujours raison, la concurrence non faussée, la même qui verse des subsides aux agriculteurs de pays industrialisés, empêchant les émergeants et autres « vulnérables » de vendre leur propre production. Ils sont et resteront soumis aux dictats des plus forts, ils feront bien d’oublier leurs rêves d’autonomie alimentaire, comme le demandent, entr’autres, les syndicats paysans d’Haïti.

 

En fait de refonte du capitalisme, tout ceci ne constitue qu’une opération détergente pour seulement enlever les mauvaises odeurs dont certains font tomber à la renverse, comme le dit la Pub.Regardons si les milliards confiés aux banques sont mis à la disposition des Petites et Moyennes entreprises, ou s’ils ne sont pas mis au chaud pour attendre une relance, c’est à dire un redéploiement des mêmes actions spéculatives du capitalisme néolibéral.

Le fait que l’Etat n’ait pris aucun contrôle sur les Conseils d’administration bancaires montre bien que les mesures relèvent bien de l’action détergente, de façon à ce que les tuyauteries soient prêtes à répondre à nouveau à ‘l’offre et la demande, la Loi du marché de profits.

Friedman continue à être à l’œuvre, tout marchandiser et remettre à sa place l’Etat dont il ne faut avoir besoin qu’au cas de faillite avérée. Pas folle la guêpe ! Les « Chicago Boys » dont Sarkozy mériterait la présidence d’honneur continuent à faire vivre leur triple technique, le choc d’abord, appelé en France rupture, la dérèglementisation surtout celle du contrat de travail et de la vie quotidienne, enfin la privatisation, c’est à dire le détournement du travail au seul profit du spéculateur et de ses bulles.

 

La guerre est déclarée : les partis politiques ne cherchent pas à nous convaincre qu’ils ont bien pris conscience de la situation.

 

La Majorité : elle pipote  sur l’air du lamento de l’opportunité du travail le dimanche, car elle à découvert qu’empêcher les travailleurs de gagner leur vie derrière leurs gondoles urbaines, constitue une atteinte à la Liberté. Si le Dimanche en prend un coup, le shabbat n’est pas en reste, lui qui exige qu’un homme puisse s’extirper, ait la liberté de s’extraire de son quotidien pour vivre autre chose.

Le RSA, qui va donc payer ? Les riches ne sont pas assez nombreux pour le faire et les travailleurs et classes moyennes sont mieux à même de réaliser ces financements. Pendant ce temps, on vit sous la tente dans le bois de Vincennes, ou dans des hôtels surpeuplés; ou encore l’enfermement dans des geôles insalubres et nauséabondes  écrit en lettres grasses le mépris de la personne humaine, telle que le veut le système pour survivre : voir les surprimes.Sans parler de l'amende infligée aux Don Quichottes: Dati et Boutin, les gloires sulpiciennes de l'UMP

 

L’Opposition

Elle reste heureusement unie dans sa diversification .Besancenot, Mélanchon, Buffet se montrent tous anti capitalistes et tiers mondialistes. Déclarations détergentes qui ne les engagent nullement, simplement  montées pour attirer le chaland dégoûté des simagrées des socialistes ou des apparentements démocratiques de F Bayrou.

 

Nous approchons des derniers moments de la Commune, ces instants où il eût fallu  dresser un front commun contres les Versaillais Thiers : peine perdue.

 

Ce que les citoyens viennent de vivre avec les partis et courants socialistes ressemble étrangement aux derniers moments de la Commune.

 

Il ne faut pas oublier que les Prussiens approchaient de Paris et que Thiers voulait faire donner du canon sur les insurgés et barricades : les chefs luttaient en vivant leurs discordes.

Friedman, son école de Chicago, Sarkozy constituent analogiquement les agresseurs de la révolution  prolétarienne, si du moins ce mot a encore un sens.

Qui l’emportera de 32 ou 45 voix, des tricheries ou des incompétences  laxistes des teneurs de bureaux de vote ?

 

Et si l’on allait jusqu’à dire aux bretteurs « Savez vous que vos discordes ne sont pas notre problème  et constituent un empêchement dirimant pour vous confier l’exercice du pouvoir de commandement du peuple, la démocratie. Nous n’avons pas besoin de détergents mais d’experts capables de nettoyer les écuries d’Augias.

 

Pour Forum Citoyen 91

Charles Maisonnave-Coutérou

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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