CULTIVONS  NOTRE DÉMOCRATIE

 

 

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"L'homme est fait pour penser par lui-même"

Diderot

 

Édité par Forum Citoyen 91

N° 53

Période de Publication octobre 2008

 

 

LES SOCIALISTES DE L’AVANT REIMS

 

Evry le 3 octobre 2008  Pour lire le site :  http://www.cultivonsnotredemocratie.org

 

 

Les socialistes existent, le Parti Socialiste, c’est une autre affaire, il apparaît, pour l’instant, implosant, émietté, mangé aux mites.. Avant leur Congrès de Reims, « Cultivons notre démocratie » ne va  pas vibrer à l’unisson de tous ceux qui sympathisants, militants, homme de gauche, ne jouent que la partition de la désespérance

Tout ceci est temporaire, c’est aux militants socialistes de décider comment  ils veulent servir l’exercice du pouvoir de commandement du peuple.

 

Redoutable la situation actuelle, où crises financière et économique se déploient dans une réalité immédiate ou un horizon très proche.

 

Redoutable une situation où les solutions de remise en route d’un capitalisme au service de l’homme, ne peut se trouver que dans le cadre d’une Mondialisation et de la prise en compte de solidarités nouvelles avec le monde du travail des pays du Tiers Monde ou émergents, dont ceux de Chine, d’Inde,  du Bresil et de l’Indonésie/etc.

 

Il ne s’agit pas pour les Socialistes de participer au seul  contrôle d’une économie sociale de marché de type néolibérale, ce qui ne ferait d’eux que des comparses réformistes, mais d’embrayer sur une action réflexion fondées sur la raison, l’utopie, la volonté de servir de vraies valeurs. Ils continueraient le grand courant dont Jaurès a été l’enseigne emblématique et le martyr : la révolution prolétarienne au service du respect de l’homme, de ses aspirations et de ses besoins.

 

Il est indispensable, si les Socialistes cherchent à réincarner l’espoir du monde du Travail, des Classes moyennes toujours plus menacées par le conglomérat des nantis, de plus en plus nantis, il est donc indispensable que les socialistes trouvent de nouveaux moyens pour « être présents » au monde d’aujourd’hui, élargi au delà de l’hexagone, à toute la Planète bleue.

 

Pourquoi ne se poseraient ils pas la question, plus même, s’il advenait qu’ils se la soient posée, et que cela nous ait échappé dans le tohu-bohu actuel du Parti , quels moyens pour être plus présents ? Il ne s’agit pas de recruter de nouveaux encartés, mais d’écouter, répondre au delà des intérêts particuliers au bien commun des communautés d’hommes  de Peuples, voire de continents.

 

La rue de Solférino parait étriquée devant cette perspective. Un outil n’est-il pas à la disposition des Socialistes ? Celui qui leur a permis depuis déjà très longtemps, mais tombé en désuétude : l’alliance  dialectique et pragmatique de la Connaissance  et de la valorisation des mouvements, événements de la vie, au lieu de la perpétuelle désespérance sur la capacité des hommes à progresser Les Socialistes ne nous ont pas attendus pour cadrer leur action passée.

 

Enfin, dans les luttes politiciennes, quand est-ce que le discours finira-t-il de reprocher à l’autre ce qui en définitive fait partie de la propre personnalité, de la propre constitution d’esprit ou de comportements de celui qui porte le reproche ? ? Il s’agit de la paille et de la poutre.

 

Dans la situation actuelle, le secrétaire général du Parti socialiste, le Bureau National, Parlement du Parti, proposent six points ; ils sortent de l’opium ou du cannabis distribué sur les antennes par N Sarkozi, F Fillon, Mme Lagarde. Le fait mérite d’être signalé et confronté.

 

LE PARTI SOCIALISTE ET LA LUTTE CONTRE LA LOI SAUVAGE DU MARCHÉ

 

1 -Permettre l’accès au crédit des PME et des accédants à la propriété par la mise en place d’un fonds national de garantie

« La menace principale sur l’économie française, c’est l’incapacité pour les entreprises françaises qui veulent financer leurs projets d’investissement d’accéder aux crédits. Et c’est aussi une crise très grave sur le marché de l’immobilier : les accédants à la propriété, même avec un apport personnel, ne pourront pas trouver le complément sous forme de crédits, même à des taux d’intérêts élevés...»

 

2 - Stimuler l’investissement des entreprises

« Il ne peut pas y avoir redressement de la croissance s’il n’y a pas de création de richesses à travers des choix d’investissements.... Comment ? Il faut baisser l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et relever l’impôt sur les sociétés pour celles qui distribuent leurs profits sous forme de dividendes. Les profits doivent aller à l’investissement et non pas à l’alimentation du marché boursier.. « 

- 3 Soutenir le pouvoir d’achat »

« Le système d’exonération de cotisations sociales. Pour beaucoup, cet allègement de charges était lié aux 35 heures. Dès lors que les 35 heures ont été mises en cause, mises en pièces, il ne peut plus être accepté de verser des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. Il faut relever les allocations familiales. Nous avions parlé de l’allocation de rentrée scolaire. Aujourd’hui, ce sont les prestations familiales qui doivent être revalorisées à partir d’économies prises sur la suppression du paquet fiscal. »

- 4 Stimuler l’investissement public par les dotations aux collectivités locales

« Si les collectivités locales, qui représentent 73% des investissements civils en France, renoncent à des projets d’investissement d’infrastructures ou d’amélioration de notre environnement ou de logements, alors la faiblesse de l’investissement privé – si elle n’est pas corrigée - couplée à une rétraction de l’investissement public aggravera encore les risques sur la croissance. »

5- Convoquer un Conseil européen pour redéfinir les règles du système financier

« Il faudrait d’abord coordonner nos politiques économiques, et notamment nos politiques budgétaires...
Il faudra donc, puisque les États n’en ont plus la capacité, lever un emprunt européen pour financer les dépenses d’infrastructures susceptibles de soutenir la croissance dans cette période. La Banque européenne d’investissement en aurait la responsabilité.
Mais il faut aller plus loin, notamment pour prévenir d’autres crises. Il faut un contrôle public des agences de notations. Il faut avoir des systèmes de contrôles des comptes, par exemple en finançant, par une redevance sur les banques, des commissaires aux comptes pour les rendre indépendants ; il faut avoir une obligation de transparence sur les produits financiers et savoir exactement quelle est la place des fonds spéculatifs dans le bilan des banques européennes. Il faut réglementer strictement les procédures de ventes à découvert qui sont à l’origine des phénomènes de spéculation qui affaiblissent l’ensemble du système financier. Il faut avoir une discussion ferme la Banque Centrale Européenne pour la gestion des taux d’intérêts. Car il faut lui demander, c’est de ne pas regarder simplement le compteur de l’inflation – nous ne sommes pas, aujourd’hui, dans une situation de risque - mais d’avoir comme références la croissance et l’emploi et, en même temps, de fournir des liquidités suffisantes à l’ensemble du système bancaire.
Dernière obligation : mettre en cause ces paradis fiscaux qui ont permis à certains fonds spéculatifs d’entretenir la crise ».

- 6 Mise en place d’un nouveau Brettons Woods

« Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des pays qui étaient sortis d’un conflit tragique ont été capables de mettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies avec le souvenir que l’anarchie dans les fluctuations des monnaies n’avait pas été pour rien dans les catastrophes politiques de l’entre-deux guerres. Aujourd’hui,...l’exigence est de remettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies et de convoquer une conférence monétaire internationale pour les marges de fluctuations » [
[1]. ]

S’il s’agit de recréer la confiance dans l’industrie bancaire, si les pays émergents viennent nous prêter de l’argent, alors ces six points paraîtront insuffisants. Le Congrès de Reims pourrait rechercher un mode de concurrence, non celle du plus bas prix, mais celle de la qualité du produit et de sa réponse à de vrais besoins.

 

 

 

 

 

Pour Forum 91

Ch Maisonnave-coutérou

 

 

Pour vos commentaires :mailto:couterou@infonie.fr



[1]  Extraits « d’Informations socialistes »

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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